Pour Myriam Leroy, « Trop, c’est comme pas assez, ça donne la nausée ».
Ca devait arriver : la dernière trouvaille belge de Canal Plus, la journaliste belge Myriam Leroy, a consacré sa chronique de vendredi dernier au phénomène musical franco-belge de la fin de l’été. Une manière de capter l’air du temps et de se réapproprier l’épisode de la mi-temps du match Belgique-Pays de Galles, pendant laquelle RTL avait interrompu la performance du chanteur par des écrans publicitaires .
Pour la journaliste : « Si vous trouvez bien légitimement qu’on [vous l’]a trop infligé jusqu’à plus soif, imaginez comme chez nous on a les dents du fond qui baignent ». Revenant plus loin sur l’épisode de mardi dernier, elle assène encore « En Belgique, à la mi-temps du foot, quand on balance la pub pendant qu'il chante sa petite comptine, le public hurle que c'est Mozart qu'on assassine. ».
Stromae encensé par le New York Times , Stromae porté aux nues par tous les médias français, ça a le don d’irriter la Belge : « Trop, c’est comme pas assez, ça donne la nausée », résume-t-elle
Faisant sans le dire référence aux derniers épisodes en date (Vande Walle et son tweet à propos de Bakkali,Stéphane Pauwels et son « bien intégré »), Myriam Leroy livre son opinion décapante sur le sujet. « Stromae, c’est un peu le certificat de tolérance des bons bwanas ordinaires, de ceux qui se prennent pour des ambassadeurs de bonne volonté de l’Unesco parce qu’ils ont mangé deux fois dans un kebab à l’hygiène un peu douteuse. Stromae, c’est un symbole, un saint, quelque part entre Zinédine Zidane et l’Abbé Pierre entre Noah et Joséphine ange gardien. Tout le monde lui doit respect et déférence ».
Ce mardi, elle précise, contactée par nos soins, qu’elle n’a rien contre le personnage et sa musique : « Ce n’était pas vraiment lui la cible, parce que j’aime bien Stromae. C’est la religion qu’on en fait »..
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