LE PLUS. On n'arrête plus Stromae. Après le buzz incroyable qui a suivi la diffusion du clip de sa chanson "Formidable", le jeune chanteur belge a eu droit à un portrait dans le prestigieux "New York Times". Pour notre contributrice, son succès est largement mérité.
Édité par Louise Pothier
Depuis la sortie de son album Racine Carrée, Stromae est partout. ici, invité de Vivement Dimanche le 19 septembre 2013. (SIPA)
Brel : la voix au son grêle, les textes qui bouleversent, la musique qui renverse… Oui, il y a bien un peu de tout ça chez la nouvelle star de la chanson française. Outre la nationalité aux accents de bières et de frites, les deux grands hommes ont beaucoup en commun !
Stromae et Brel, des écorchés vifs
Grands justement, très, surement trop pour eux : du haut de ses 1m90, Stromae lance sa "danse suicidaire" (expression employée et inventée par le chanteur) ; Brel, quant à lui, a été projeté aux sommets de la chanson française dès ses premières notes.
On verrait presque en eux l’allégorie de "l'Albatros" décrit par Baudelaire. Leurs ailes géantes les empêchent de marcher… Alors ils chantent "pour oublier tous leurs problèmes" !
Il y a les hommes, il y a Jacques Brel, il y a Paul Van Haver… Certains maestros font résonner la mélodie de nos vies avec des accents tout particuliers.
En effet, qui pourrait nous faire danser et rire sur le cancer, la fonte des glaciers, les dangers de l’amour Internet, un hommage à Cesaria Evora ou encore un plaidoyer contre les hommes politiques ? Stromae, pardi ! Après "la Valse à mille temps", laissons-nous emporter par le flow de la "Danse suicidaire".
Les mots claquent dans les enceintes, les peurs résonnent dans les têtes et dans les cœurs. Si une chose est sure dans ce monde incertain, c’est que les deux chanteurs sont des écorchés vifs. Les mouvements brusques et larges, les yeux humides et les paroles le laissent entendre.
Parce qu’il n’aimerait surement pas qu’on le fasse, inutile de vous raconter le passé très troublé de Stromae, vous trouverez bien assez de biographies vous l’expliquant sur Internet.
C’est à travers ses lignes que l’on découvre le mieux la complexité et l’intensité du personnage : famille nombreuse, père absent et mère malade. La vie n’a pas épargné le petit Paul. Alors il écrit… De ses propres mots : "Il vaut mieux que ça sorte comme ça qu’autrement", il prend un "rail de musique". La musique comme exutoire donc. Mais aussi la musique comme passion, comme moyen de communication, de partage.
On n'a pas fini de l'entendre
À l’heure d’internet et de la musique aseptisée, la folie de Stromae nous transporte. Le succès est au rendez-vous ; le géant monte. Il a récemment fait l’objet d’un portrait dans les colonnes du "New York Times". Il a partagé la scène avec les plus grands et Dieu sait s’il est bien loin d’être ridicule face aux Black Eyed Peas ou autres stars internationales.
Au mot de "ridicule", Stromae préfère celui de "fort minable", ou "formidable" c’est selon… Selon ses humeurs, selon ses douleurs, selon ses envies… Le maestro pianote à tout moment sur son clavier pour composer ses tubes. Il décharge "sa haine" (c’est lui qui le dit !) et ses passions dans les notes électroniques. Il électrise les foules.
Sa voix a du coffre, sa musique a de l’âme. Et l’ascension ne fait que commencer… Avec les 13 morceaux de son album "Racine carrée", vous n’aurez plus aucun doute dès la première écoute. √13 est un nombre infini… Simple coïncidence ? Quoi qu’il en soit, Stromae : ne nous quitte pas… Alors, on danse ?
A voir sur le web: Droit du sol: portrait d'une famille étrangère dont les enfants sont nés en France - 23/10
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